VIGNOBLE BORDELAIS
LE MEDOC
Les cépages :
MERLOT :
Le Merlot est un cépage rouge que l’on retrouve principalement dans la région de Bordeaux, aux côtés du Cabernet Sauvignon.
Un raisin à la baie ronde et aux grappes généreuses, reconnaissable à sa robe souvent teintée de reflets violets bleutés (ressemblant à la couleur du Merle). Cépage majoritaire du Bordelais (60 % des surfaces de l’aire d’appellation Bordeaux), le Merlot est un incontournable. Il produit des vins rouges de multiples styles : du vin léger, fruité et gouleyant, jusqu’aux cuvées concentrées, puissantes et taillées pour une longue garde. Mais il se prête aussi à l’élaboration de rosés et, plus rarement, de crémant « blancs de noirs ». Un cépage plein de ressources.
Le Merlot donne des vins souples et colorés. Avec son intensité colorante importante, il apporte au vin, lorsqu’il est assemblé avec le cabernet franc, délicatesse, moelleux et des arômes de cerise, de réglisse, d’épices et de fraise. Il est prédominant dans les assemblages des vins du Médoc.
CABERNET SAUVIGNON :
En voilà un qui ne fait pas dans la demi-mesure : puissant, structuré, avec des beaux tanins qui forcent le respect. Roi du vieillissement et grand amateur de barriques, il tient notamment le haut de l’affiche dans des appellations prestigieuses du Bordelais
De petites grappes, de petites baies… mais un caractère XXL ! Sensible aux maladies du bois et à l’oïdium, le cabernet sauvignon n’en reste pas moins un pilier du vignoble bordelais, couvrant 22 % de ses surfaces en rouge. Cépage tardif, il sait se faire désirer avec une récolte 7 à 12 jours après son collègue le merlot. Mais le jeu en vaut la chandelle : ses tanins affirmés, ses arômes alléchants de fruits noirs et ses irrésistibles notes d’épices se font remarquer.
Le cabernet sauvignon est le cépage le plus ancien du vignoble bordelais. Son vin très coloré, tannique et peu alcoolisé, arrive assez tardivement à maturité. Il donne des vins du Médoc de grande garde. En général, le Cabernet Sauvignon apporte au vin des arômes de cassis, de mûre, de réglisse, de sous-bois, de tabac, de vanille
CABERNET FRANC :
Un petit air ibérique souffle sur le cabernet franc : originaire du Pays basque espagnol, il a traversé les Pyrénées pour conquérir le sud-ouest de la France après la dernière glaciation. Toujours prêt à se glisser dans un assemblage, il est le cépage complémentaire par excellence. Difficile en effet de résister à sa finesse, sa fraîcheur et sa capacité à vieillir avec panache.
Grappes de taille moyenne et petites baies bien rondes : le cabernet franc n’a pas besoin d’en faire des tonnes pour s’imposer sur 9 % de l’encépagement rouge du vignoble bordelais. Récolté entre ses compères, le précoce Merlot et le tardif Cabernet sauvignon, il demande des soins attentifs quand le gel, la sécheresse ou l’oïdium pointent le bout de leur nez. Mais en bouteille, quelle élégance : ses parfums fruités et floraux délicats lui procurent un charme indéniable. Irrésistible !
Le cabernet franc lorsqu’il est issu de terroirs argilo-sableux donne un vin aux arômes de tabac, de framboise, de cassis et de violette. Sur d’autres terroirs, il peut développer des notes de poivron.
PETIT VERDOT :
Caractère bien trempé, arômes intenses, et touche épicée qui change tout : le petit verdot est le complice discret, mais affirmé, du cabernet sauvignon et du merlot. Longtemps resté dans leur ombre, il fait de plus en plus parler de lui. Et pour cause : il a plusieurs atouts à faire valoir face aux évolutions climatiques. Petit par son nom, il a tout d’un grand.
Le petit verdot se démarque par sa concentration en tanins et sa couleur vive foncée. Il confère au vin des arômes caractéristiques de banane et de cerise lorsqu’il est jeune et de réglisse ou de violette lorsqu’il est plus âgé. Il est utilisé en faible pourcentage dans l’assemblage des vins
MALBEC :
Le malbec, ou « côt », ne passe pas inaperçu avec ses vins très colorés et riches en tanins. Et pourtant… Derrière cette force se dissimule une belle tendresse fruitée, toujours partante pour caresser le palais avec douceur. Populaire jusqu’au milieu du XXᵉ siècle, ce cépage connaît un regain d’intérêt en ces temps de réchauffement climatique. La raison ? Des racines profondes et une physiologie qui le rendent plus résistant à la chaleur et au stress hydrique que le merlot.
Le malbec reste discret dans le paysage bordelais des cépages rouges, dont il occupe 2,2 % des surfaces. Mais il ne faut pas s’y tromper : il a du caractère à revendre ! Vigoureux et précoce, comme son compère le merlot, il nécessite néanmoins un peu d’attention face aux caprices de la météo et aux maladies de la vigne. Ses grappes moyennes et ses grosses baies juteuses livrent des vins enveloppants, à la couleur appuyée et aux tanins bien présents. Une parfaite combinaison d’intensité et de gourmandise.
CARMENERE :
Rarissime dans le Bordelais (à peine 0,1 % des surfaces en cépages rouges), le carménère n’est pas toujours facile à dompter jusqu’à sa maturité optimale. Précoce et peu vigoureux, il affiche des petites grappes aux baies de taille moyenne qui réservent des vins très colorés. Même richesse du côté de ses tanins, qui s’adoucissent au fil des années. Son autre petit truc à lui ? Des arômes fruités et épicés, avec juste ce qu’il faut d’amertume pour piquer la curiosité.






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